Gary Gygax : JP de Vigueur échec critique

Un titre un tout petit peu ironique pour un sujet moins sympa.
Amateurs de Jeu de Rôle, j’ai une très mauvaise nouvelle : nous sommes orphelins !

L’info, je l’ai eue par un article sur le site de ma Confrérie LOTRO.
Du coup, je suis allé chercher sur le net les sources officielles. Eh oui, malheureusement, ce n’est pas un hoax.

Gary Gygax : JP de Vigueur échec critique dans Le Nain gygax Gary Gygax (prononcer « Gaïgaks), pour les néophytes, est le créateur du fameux Jeu de Rôle Donjons&Dragons. Depuis 1974, cet américain à l’imagination débridée berce notre quotidien de dragons, elfes, nains et autres races ou bestioles toutes plus bizarres et biscornues les unes que les autres. Les mondes de D&D sont très fortement liés au succès du Seigneur des Anneaux de Tolkien, sorti en 1956. Succès qui ne s’est pas éteint depuis.

En France, Donjons&Dragons a été amené en Version Originale très rapidement et nombre de joueurs de la première heure sont encore là pour témoigner des heures passées autour d’une table le dico d’anglais à la main pour tenter de comprendre les conditions exactes requises pour lancer tel ou tel sort,  dans Le Nainet les aptitudes de races (les classes ont été intégrées avec la deuxième édition).

donjons&dragons_expert

Et puisque j’en suis à éplucher la presse, je me permets de vous livrer en copier/coller l’article du Figaro que je viens de lire et que je trouve magnifique.

« Son nom sonnait comme celui d’un magicien (et scorait fort au Scrabble…). Ernest Gary Gygax, l’un des pères fondateurs du jeu de rôle, vient de mourir à l’âge de 69 ans. Triste nouvelle annoncée sur le forum de son éditeur actuel puis confirmée de multiples sources. Il était l’un des créateurs de Donjons & Dragons, le premier « JDR », publié en janvier 1974 et toujours l’un des plus joués sous une forme ou l’autre.

Auparavant fan de wargames, ces jeux de figurines où l’on rejoue les batailles d’Austerlitz ou de Qadesh, Gigax est fortement influencé par l’imaginaire de Tolkien. Il est l’un des premiers à changer le point de vue du joueur : celui-ci n’incarne plus le général qui dirige une armée, mais un seul et unique personnage. Défini au départ par ses caractéristiques physiques, sa race, son métier, son expérience, le « perso » de Donjons&Dragons aimante rapidement le joueur qui se prend à lui donner un caractère, une histoire, des tics de langage. Le jeu de rôle acquiert alors une dimension quasi-théatrale. Le groupe de joueurs rassemblés autour d’une table avec papier, crayons et dés, a son reflet dans un monde imaginaire dans lequel le « maître de jeu » assume le rôle de Dieu ou du destin en déterminant le cours des évènements.
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Gygax et son Donjon&Dragons ont contribué à populariser ce loisir. Son héritage se retrouve aujourd’hui dans le jeu vidéo, où les mécanismes créés pour le jeu de rôle « papier » sont toujours valables. Tous les MMORPG du monde fonctionnent aujourd’hui grâce à des caractéristiques chiffrées (force, santé, etc…), des classes (barbare, mage, voleur), et des points d’expérience, qui permettent de faire évoluer le personnage tout au long des parties disputées. (Edit de 13h52: la preuve, les gars de Blizzard rendent un vibrant hommage à Gygax en une du site de World of Warcraft)

Tous les geeks du monde sont priés d’observer 1d10 minutes de silence. Les fabriquant de pizzas et de dés, qui lui doivent bien ça, peuvent quant à eux envoyer une couronne. L’histoire ne dit pas encore si, en bon roliste, Gygax s’est fendu d’un bon « Famous Last Word » avant de passer l’arme… l’épée vorpale à gauche. »

L’article du Figaro se trouve ici

Merci pour tout, Gary !
La prochaine bière est à ta santé !

 


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