Forteresse Digitale, Dan BROWN

Je ne présente pas l’auteur… S’il vous est inconnu, c’est que vous êtes un véritable otaku depuis minimum trois ans… Forteresse Digitale est le premier roman de Dan Brown et déjà il nous entraîne dans les secrets d’alcôve du gouvernement américain en présentant ici la désormais très célèbre NSA et surtout son service Crypto.

C’est un samedi que débute l’histoire. Lorsqu’en lieu et place d’un week-end en amoureux, Susan Fletcher est appelée de toute urgence au siège de la NSA, l’administration la plus secrète des Etats-Unis.
Accueillie par son patron, elle apprend alors que TRANSLTR, le super-ordinateur capable de casser n’importe quel code de cryptage en moins de trois heures, tourne depuis quinze heures sur le même code. Il semblerait alors que l’impossible soit arrivé : quelqu’un à inventé un « code incassable ».

Je ne suis pas un grand admirateur de Dan Brown (ça, c’est fait…) et autant dire que le Da Vinci Code m’a laissé relativement perplexe et plutôt écœuré relativement au battage médiatique fait autour du roman et du film. Bref, je ne vais pas redonner mon avis sur celui-ci, il est déjà écrit ailleurs.
Paradoxalement, j’ai beaucoup aimé ce roma-ci. Moins médiatisé, plus accessible, moins fourre-tout en ce qui concerne les sociétés secrètes et leurs soi-disant rituels. Ici il est question d’informatique, de sécurité nationale et… de cryptographie. Bien que cette dernière soit plutôt un prétexte à l’histoire. Si vous êtes amateurs de crypto et que vous voulez casser du code juste pour le plaisir, orientez vous vers les scouts… (ceci dit sans méchanceté : j’en fais partie, des scouts)

Bon, en ce qui concerne l’écriture, c’est du Dan Brown, pas de soucis. On reconnaît l’enchaînement des événements, le couple de héros, le tueur aux trousses (ATTENTION Nouveauté, il ne s’agit pas d’un prêtre… ! ), la piste de cadavres et le méchant qui n’est pas celui qu’on croyait.
Par rapport aux incohérences du récit, n’étant pas un as de l’informatique ou de la crypto, je n’en ai pas relevé de notables. Cependant ici vous trouverez plus d’information à ce sujet. NOTE : en fin de roman il y a une suite chiffrée. Je vous conseille de lire la solution donnée sur le site Wikipedia, car elle est insoluble dans les édition Pocket et France Loisirs. Pour l’original je ne sais pas, je n’ai pas le Grand Format.

Le mieux par rapport à Da Vinci Code et Anges et Démons :

  • Ici c’est le premier livre de l’auteur, on peut encore se dire que tout n’est pas perdu et qu’il ne peut que se bonifier.
  • On évite les polémiques religieuses (même si le passage d’un des héros dans la cathédrale de Séville donne lieu à une digression sur le culte et la notion de divinité… emoticone Décidément, il peut pas s’en empêcher.)
  • Le rythme est rapide, les informations bien distillées, je n’ai pas vu la lecture passer (lu en une journée)
  • Quelques pointes d’humour et des références aux classiques de la littérature antique (c’est pour l’export en Europe ???)
  • Comme Da Vinci Code, l’action se passe sur plus ou moins une seule journée… Est-ce crédible ?

En conclusion, un roman à emporter à la plage pour se faire plaisir, ou pour lire le soir avant de s’endormir. Comme disait ma prof de grec, c’est de la littérature de gare. Mais bon, ça permet de passer un agréable moment de détente. Par contre, pour contredire la note de la maison d’édition (France Loisirs dans mon cas, pour ne pas la citer), je ne dirais pas que c’est le meilleur Techno-thriller sur le marché actuel. Ce terme se rapporte essentiellement aux œuvres de Michael Crichton qui est un auteur que j’aime énormément, et si vraiment il vous faut un excellent Thriller, prenez un Tom Clancy ou un Clive Cussler (là au moins on apprend des choses sur les agences gouvernementales et sur plein d’autres trucs intéressants).

Forteresse Digitale, Dan BROWN dans Littérature 9782709626309

Dan BROWN, Forteresse Digitale, J.C. Lattès, 2007, 480 p.

 

 

 


Extrait :

Susan était sidérée. TRANSLTR n’avait jamais mis plus d’une heure à casser un code, si complexe fût-il. D’habitude, le texte clair arrivait chez Strathmore au bout de quelques minutes. Elle lança un coup d’œil à l’imprimante située derrière le bureau. Le bac était vide.
- Je vais vous expliquer la situation, reprit Strathmore calmement. Je sais que cela va être dur à admettre, mais laissez-moi aller jusqu’au bout sans m’interrompre. (Il se mordit la lèvre avant de se lancer : ) Ce code sur lequel TRANSLTR travaille… est unique. Totalement nouveau.
Il marqua un nouveau temps d’arrêt, comme s’il lui fallait rassembler ses forces.
- Et il est… incassable.

 

Susan le regarda fixement. Elle faillit éclater de rire. Incassable ? Ça n’avait pas de sens ! Aucun code n’était inviolable – certains nécessitaient plus de temps de calcul, mais on finissait toujours par en venir à bout. Tôt ou tard, TRANSLTR tombait sur la bonne combinaison, c’était mathématiquement garanti.

 

 


Répondre

thedailyprophet |
Hanitra |
pas d'histoires entre nous |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | journal de la guenon du bou...
| meslivrespreferees
| sandys6