Etat d’Urgence, Michael CRICHTON

Réchauffement global. Effet de serre. Eco-système en danger.
Ses mots sont assénés, matraqués, utilisés de tous côtés par les médias et les marchands de peur collective. Dans le roman de Crichton et dans la réalité. Mais est-ce vraiment une réalité ?
George Morton, le milliardaire, mécène bien connu des organismes écolo et défenseur de la cause environnementale annonce lors d’un gala qu’il retire les fonds qu’il avait engagé pour le procès le plus médiatique du moment : des autochtones de Vanutu, une île du Pacifique Sud, contre les Etats-Unis d’Amérique. Motif : le taux astronomique de production de CO2 des USA est l’un des facteurs majeurs du réchauffement planétaire et donc de la montée des eaux qui menace l’île.
Peu après, la voiture de Georges Morton est retrouvée au fond d’un ravin.

Avant de disparaître, il a eu le temps de laisser un message énigmatique. Peter, son avocat, et Sarah, son assistante, le décryptent… et se trouvent embarqué dans une aventure de tous les dangers, face à un adversaire implacable qui fera tout pour prouver que la planète est en danger… quitte à tuer des milliers de personnes en provoquant des catastrophes « naturelles ».
S’engage alors un véritable bras de fer. Une course contre la montre… et contre le temps.

Une fois de plus, Crichton livre un thriller efficace et intelligent, où les références précises se mêlent aux situations romanesques. Non seulement on se prend au jeu, à l’histoire, mais en plus on apprend des choses sur l’état des connaissances sur le climat et sur notre planète. Bien sûr, tout est toujours à remettre dans un schéma critique. Mais les références (nombreuses en bas de page) et la bibliographie sélective et commentée sont des garde-fous certains.

De plus, pour ceux qui se posent des questions précises, l’auteur s’est gardé une vingtaine de pages en fin d’ouvrage pour faire le point sur ses opinions personnelles et les solutions qu’il propose. Car, comme partout, il est facile de critiquer. Mais faire une critique constructive est beaucoup plus délicat. Ici donc, pas d’inquiétude. La critique est constructive et même extrêmement intéressante. Si seulement on pouvait en arriver à une application concrète, au moins sur certaines mesures…

Etat d'Urgence

 

Michael CRICHTON, Etat d’Urgence, Pocket, Paris, 2006, 731 p.

 

 

 

Extrait :
Introduction au roman

« A la fin de l’année 2003, à l’occasion de la Conférence au sommet sur le développement durable qui se tenait à Johannesburg, le représentant de Vanutu, une île indépendante du Pacifique, annonça que son pays s’apprêtait à intenter une action contre l’EPA, l’Agence américaine pour la protection de l’environnement, à cause du réchauffement planétaire. La totalité de son territoire n’ayant que quelques mètres d’altitude, ses huit mille habitants se trouvaient en danger. Ils de devoir être évacués de leur patrie en raison de l’élévation du niveau des océans provoquée par le réchauffement climatique. Les Etats-Unis – la première puissance économique de la planète – étaient les plus gros émetteurs de dioxyde de carbone et, par voie de conséquence, les premiers responsables du réchauffement global.

Le NERF, un groupe américain activiste, annonça qu’il serait aux côtés de Vanutu pour préparer le procès, prévu pour l’été 2004. Le bruit courait que George Morton, le richissime philantrope qui soutenait volontiers des causes écologistes, financerait sur sa fortune personnelle l’action judiciaire dont le coût était estimé à plus de huit millions de dollars. Le litige devant être soumis au juge plutôt sympathisant du Neuvième Circuit de San Francisco, l’issue de l’affaire était attendue avec une certaine impatience.
Mais cette action n’a jamais été intentée.

Aucune explication officielle n’a été fournie ni par les autorités de Vanutu ni par le NERF. Même après la brusque disparition de George Morton, un inexplicable manque d’intérêt des médias a empêché de faire la lumière sur les circonstances entourant la préparation de ce procès. Ce n’est qu’à la fin de l’année 2004 que quelques anciens administrateurs du NERF ont commencé à s’exprimer publiquement sur ce qui s’était passé à l’intérieur de cette organisation. D’autres révélations provenant de l’entourage de George Morton ainsi que d’anciens employés du cabinet juridique Hassle & Black, de Los Angeles, ont apporté des éclaircissements.

La lumière est maintenant faite sur l’affaire du procès Vanutu et sur les événements qui, pendant cette période de mai à octobre 2004, ont coûté la vie à plusieurs personnes dans différentes régions du globe.

M.C.
Los Angeles, 2004″

 


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