Malhorne, Jérôme CAMUT… la suite

Après les révélations inouïes du premier volume de la série, quid  de la suite ?
Voila plusieurs mois que je l’ai lue, et que je laisse l’affaire décanter tellement ça a été un choc. Mais, c’est aussi à vous de faire le pas… Oserez vous lire la suite ?

Malhorne est mort.
Pour un immortel, c’est quelque peu ironique.
Cependant, selon toute apparence, il s’est réincarné dans la peau d’un bébé, un nouveau né, et pour la première fois depuis 500 ans et le début de son cycle de réincarnation, il s’agit d’une fille…
Et en fuyant le complexe en ruine, Franklin Adamov notre ethnologue préféré, kidnappe l’enfant.

Livre II : Les Eaux d’Arattacamut2p.jpg
Nous nous retrouvons dans la forêt amazonienne.
Les fugitifs se sont réunis hors de portée de Craig et de sa Fondation Prométhée. Du moins, c’est ce qu’ils croyaient…
Alors que l’enfant grandi et semble peu à peu retrouver la mémoire de ses vies antérieures, ce qui jusqu’à présent lui était impossible jusqu’à sa première relation sexuelle, le campement est attaqué.
Plus qu’une attaque, il s’agit d’un véritable massacre. Et, perte irréparable entre toutes, celle de la petite fille.
Franklin, vaincu et découragé, se retire du monde.
Mais avant de mourir, l’enfant avait prononcé un premier mot. Son premier mot de petite fille de deux ans.
Mystérieux : « Aratta ».
Un mot qui hante les rêves de Franklin.
Et voilà qu’un groupe d’archéologues met au jour une nécropole sumérienne où ce nom apparaît…

Livre III : Anasdahalaanasdahalap.jpg
Londres.
Le corps d’un homme assassiné est découvert dans les bas-fonds de la ville.
La communauté scientifique est stupéfaite. Il s’agit d’un néanderthalien, une race humaine éteinte depuis près de 40.000 ans ! D’où vient-il ? Quel est ce prodige ?

En Europe continentale, des milliers d’hommes et de femmes disparaissent mystérieusement, rayés de la surface de la Terre. Certains d’entre eux sont retrouvés morts ou à moitié fous, une croix solaire tatouée sur le ventre.
Existe-t-il un lien avec le massacre des cathares par l’Inquisition au XIIIème siècle ?
Alors qu’Ilis, Franklin et leurs compagnons se sont volatilisés dans le désert turc, la quête initiée par Malhorne continue, menée simultanément par la Fondation Prométhée, la police européenne et des émissaires du Vatican.

Et un mot, un mythe, une réalité extraordinaire revient sans cesse : l’Aratta.
Dans ces lieux où se mêlent tous les possibles, où rôdent tous les dangers, Ilis va s’approcher de la vérité — religions, croyances, légendes — et toucher les plus anciens secrets de l’humanité…

Livre IV : La Matière des Songesmalhorne4.gif

Tout a commencé avec la découverte, par l’ethnologue Franklin Adamov, d’une statue en Amazonie. Puis la rencontre inoubliable avec Malhorne, l’horreur de sa disparition, le retour d’Ilis et la révélation d’Anasdahala, la reine sumérienne aux deux visages. Éternels, ils pérpétuent le souvenir d’un secret enfoui depuis prêt de quarante mille ans : l’Aratta, le pouvoir des eaux du monde, la matière des songes. Un trésor inestimable dont ils ont oublié jusqu’aux origines.

Car de l’évolution des espèces à la naissance des religions, de l’extinction des hommes de Néandertal aux civilisations disparues, des mystères de l’Univeres aux arcanes de l’inconscient collectif, toutes ces énigmes trouvent leur réponse dans l’Aratta.
A présent, Franklin et ses compagnons n’ont jamais été aussi proches de l’ultime vérité.
Mais un homme veille. Un meurtrier sanguinaire qui n’a pas intérêt à ce que l’Aratta soit révélée à la multitude. Un monstre capable de semer la terreur et la mort aux quatres coins de la planète.
Alors pour tenter de donner une dernière chance à l’humanité, Franklin Adamo devra faire des choix, fuir ou se battre, tuer et peut-être même mourir…

Comment parvenir à rendre palpable l’émotion qui m’a étreint lorsque j’ai refermé la dernière page ?
Le sentiment de perte que j’ai ressenti lorsque l’histoire s’est arrêtée ? Cette peur irrationnelle de fermer le livre et de se dire que c’est fini. Que ce n’était qu’un roman, qu’une histoire écrite pour divertir les lecteurs…?

Alors que ma lecture avançait, la curiosité qui m’avait fait lire le premier volume s’est transformée en fureur. C’est une lecture ardente, brûlante de découvrir la suite, toujours plus vite, emporté dans le tourbillon de possibilités qu’offraient l’histoire et mon attachement aux personnages, qui m’a amené presque à bout de souffle à l’issue de ces trois volumes.
Et je dis issue parce que la fin, malgré l’ouverture et la plénitude, le sentiment de bonheur qui est là, d’accomplissement…cette fin reste dramatique. Tout comme l’est celle du Seigneur des Anneaux.

Certainement, je suis un lecteur sensible.
Pourtant, il y a là plus que de la sensibilité. Ce « roman » a dépassé pour moi le simple stade d’histoire, de divertissement. Il fait partie de ce que j’appelle les « Livres-Mondes ».
Non seulement l’auteur nous accroche à son histoire, non seulement on le suit volontairement, mais en plus on y prend plaisir, on se laisse porter, on en veut toujours plus. Et, non content de créer une histoire originale qui se savoure, il explose complètement les schèmes que le lecteur à pris l’habitude d’avoir. Il recréé, en partant de l’histoire de notre monde, un univers complet, extrapolant chaque détail, remontant ab ovo tout en restant le plus crédible possible. Tout est lié, tout est imbriqué. J’ai pleinement adhéré à l’histoire, à ce développement si incroyable. Et si c’était un visionnaire ?

Toujours est-il que les personnages sont vrais, entiers, complètement développé. J’ai aimé le caractère de Franklin, et celui de Nemo (dont le site internet existe…). J’ai craqué pour Ilis et Tara, leurs difficultés, leur histoire, leurs peurs et leur courage. Et pour tous ces personnages secondaires qui sont là, qui jouent un rôle dans l’accomplissement de cette quête inimaginable. Une quête qui dépasse l’entendement : retrouver l’origine du monde. En réalité, retrouver l’origine DES mondes… Mais j’en dis déjà trop. Ou pas assez…
Pourtant je vais m’arrêter là. En reparlant de cette lecture (que j’ai terminé en février dernier), l’émotion remonte, intacte. En repensant à quelques passages, j’ai encore les yeux qui s’embuent.

Eh bien oui, j’ai pleuré.
J’ai pleuré avec Franklin et Tara la perte de Bout’chou, pleuré la mort de centaines de personnes innocentes, pleuré la fin d’un monde. J’ai surtout pleuré la fin de cette aventure, les choix bons ou mauvais qui ont conduit à la conclusion.
Et j’ai pleuré à l’instant où j’ai dû fermer la dernière page, celle où est écrit le mot FIN parce que j’arrivais à destination et que rester une heure de plus le regard dans le vide à repenser à tout ce que je venais de vivre n’était pas possible.

Alors maintenant, je transmets le relais.
Certains diront, comme beaucoup de gens qui le pensent mais n’osent pas le dire, que lire ça (sous entendu ce sous genre de littérature) est une perte de temps. Quand ils ne pensent pas que lire tout court est une perte de temps… A ceux là je ne peux que conseiller d’essayer. Peut-être trouveront-ils ici des réponses qu’ils ne soupçonnaient pas.
A ceux qui l’ont lu, vous savez de quoi je parle.
A ceux qui vont le découvrir, je ne dirais que ceci : laissez vous emporter et ouvrez vous à l’impossible.

Prière du Saros

Tu verras un jour, mon enfant.
Cette femme. Celle dont je t’ai parlé.
Cette femme dont mon père m’a parlé.
Et avant lui, le père de mon père.
Et son père avant ça.

Celle que nous espérons.
Du plus loin que nous puissions regarder tous ensemble.
Elle se présentera à toi. Je l’espère.
Fassent les eaux du monde que cela se passe de ton temps.
Et tu la reconnaîtras.
Tu ne sauras pas comment mais,sans l’avoir jamais vue,
tu te rappelleras d’elle.
Et elle de toi.
Alors, tu l’accueilleras comme la mère des hommes.

Ce jour béni, tu seras enfin en paix.
Et les tiens aussi avec toi.
Car sera venu le temps de la connaissance et de l’harmonie.
Et avec elles rejaillira l’esprit de l’Aratta.

Ainsi chanteront les hérauts de notre reine.
Jusqu’à ce que son retour emporte leurs prières dans le sable et le vent.

Texte sumérien
(début du troisième millénaire av. J.-C.)

« Je ne suis pas la révélation.
Je suis le trait d’union des mondes !

Je suis le trait d’union des mondes !« 
Malhorne

 


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