5 minutes avec… Denis Marquet

Vendredi soir, le 17, donc, la Librairie Arthaud à Grenoble proposait une rencontre dédicace avec Denis Marquet pour la sortie de son dernier roman Mortelle Eternité. Une rencontre que je me suis empressé d’honorer :)

Pour ceux qui ne mettraient pas de titre sur le nom de l’auteur, sachez qu’il a commis le très bon thriller écolo-engagé Colère qui a quelque peu mis le feu aux poudres il y a quelques années.
marquet.jpgJ’ai donc eu le plaisir de rencontrer celui qui m’avait emballé par sa verve et son style, ses idées et la manière dont il voyait notre bonne vieille Terre lors de ma lecture de ce fameux Colère.
En quelques phrases, la conversation s’engage, moi un peu curieux de savoir comment lui viennent ses idées, ses thèmes, sa manière d’écrire.

De ses réponses, que je ne retranscris pas telles qu’elles, puisque je ne les ai pas notées texto, je retire que Denis Marquet n’a pas de méthode particulière pour écrire, à l’inverse d’un Bernard Werber que nous avons évoqué et qui lui passes plusieurs heures par jour à taper des textes qu’il utilise par la suite, confinant par ce procédé à l’écriture automatique.

Il m’a confié ne pas être trop gêné par ce fameux syndrôme de la page blanche car les idées se bousculent dans sa tête et le plus délicat est d’arriver à les trier pour en retirer quelque chose qui fasse une histoire exploitable et cohérente.

Sur sa manière d’écrire, ce serait plutôt au feeling, mais dans le silence. Pas de musique pour exciter l’imagination, là encore au contraire d’un Bernard Werber ou d’un Maxime Chattam qui apprécient le travail sur fond musical. D’ailleurs ils indiquent à leurs lecteurs sur quelles musique ils ont écrit, afin de pouvoir restituer soi-même l’ambiance pendant la lecture.
Denis Marquet a cependant relevé l’idée et émis la réflexion qu’il tenterait peut-être dans un avenir proche cette méthode. A voir, donc.

Une autre question sur ses lectures personnelles a amené une réponse frustrante. En effet il a peu le temps de lire pour son plaisir, à son grand regret d’ailleurs, étant donné la somme de lecture que ses recherches pour la cohérence de ses récits imposent. Ceci dit, il lit plutôt des essais ou des traités. S’intéresse quand même à beaucoup de choses, notamment la philosophie et bien sûr des ouvrages sur l’écologie et la planète.

Le sujet a ensuite dévié sur sa vision de la Terre et sur Colère. Une vision qui se veut très noire de l’avenir du monde mais qui pour l’instant reste dans le domaine de la fiction. Espérons simplement qu’elle n’en sortira pas pour entrer dans le cadre de l’anticipation. Nous aurions alors quelque inquiétude à nous faire.
A ce titre, je lui ai parlé de ma lecture du cycle Malhorne de Jérôme Camut, qu’il ne connaissait pas et qu’il a donc noté. Il est vrai que sa vision pourrait s’accorder assez facilement avec celle de Franklin Adamov, l’un des personnages de Camut.

Voila, quelques instants de discussion avec un auteur fort sympathique dont le premier roman m’avait marqué et que je voulais faire connaître un peu plus. J’espère de mon côté ne pas avoir trahi son propos dans mes souvenirs.
Reste maintenant à me plonger dans son dernier ouvrage, qu’il ma très amicalement dédicacé et que j’espère aussi intéressant, voire dérangeant, que l’autre.

Bibliographie :

Colère, Albin Michel, 2001
Père, Albin Michel, 2003
La Planète des Fous, Albin Michel, 2005
Mortelle Eternité, Albin Michel, 2008

 


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