Farence : La Légende – Dario ALCIDE

« La légende dit que le prince Farence réussit à affronter Cerk. Mais celui-ci utilisa la sorcellerie. Il sépara l’âme du prince en deux et la fusionna dans le corps de deux nouveaux-nés qu’il fit disparaître dans un vortex. Près de vingt ans plus tard, on apprend que les enfants pourraient être en vie, sur une autre planète, et que la puissance de Farence sommeillerait au fond d’eux ». Un pouvoir qui n’attend que d’être réveillé.

Syriel, une jeune Elfide, est volontaire pour retrouver les enfants de la légende et les ramener sur Nimir.
Cerk a asservi la planète et il suffirait d’une étincelle pour que s’embrasent les derniers foyers de rebelles. Seulement la rébellion est vaincue d’avance sans le pouvoir du prince. Eux seuls peuvent éliminer Cerk et sauver Nimir. Mais voudront-ils seulement le faire ?

Cet ouvrage est un premier roman qui nous emmène dans une épopée galactique à la suite de deux jeunes cabochards au tempérament bien trempé.
Chacun a ses raisons pour agir et bien souvent ils oublient que chaque acte à des conséquences et font des dégâts collatéraux plutôt ravageurs. Pourtant, on s’y attache.

De même que l’on s’attache aux autres personnages et l’on en vient à regretter le manque d’information et peut-être aussi le peu de place qu’ils tiennent. Je pense notamment à Zamenekir, sorte de géant au grand coeur qui apparaît au milieu du roman puis disparaît tout aussi soudainement. Son personnage apporte un équilibre au groupe formé autour des deux adulescents et on l’apprécie vraiment pour ce qu’il est : une force tranquille.

C’est un premier roman et il est auto-édité. Ce qui explique sans doute les défauts et les maladresses dont il est encore la proie.
Effectivement, le texte comporte quelques lourdeurs et des maladresses. Le Prologue n’a pas de réelle utilité pour la compréhension de l’histoire et ne sert, apparemment qu’à amener la transition vers une suite. D’ailleurs, le retour à la réalité dans l’épilogue est plutôt brutal et n’est pas forcément nécessaire au lecteur.

Malgré ces défauts évidents, le texte est agréable, la plume coule toute seule et les quelques accrocs ne gênent pas la lecture outre mesure. C’est même un texte plutôt rythmé, cadencé en fonction des combats et l’on peut sans doute regretter à ce niveau le manque de respiration et de descriptions au sujet de Nimir. Cependant, l’histoire se déroule facilement et les pages se tournent assez rapidement. Tout est écrit pour que l’on ait envie de connaître la suite le plus vite possible.

Petit plus : l’ouvrage est livré avec une superbe couverture et un cahier de dessins en annexes qui sont d’excellente facture. Ces deux éléments amènent un vrai plus à l’ouvrage en terme d’édition. C’est donc un très bel objet pour une très belle histoire.
Il me tarde de lire la suite !

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ALCIDE Dario, Farence, la Légende, Farence Corp. Editions, 2009, 312 pages.

 

 

Extrait :

[...] L’année qui venait de s’écouler fut sans aucun doute possible la pire de toute l’histoire de cette petite planète. Le prince rentra au château d’ivoire car la date à laquelle Cerk devait monter sur le trône approchait. Le jour J, Cerk apparut au château et avec l’aide de son bras droit, réduisit à néant la garde royale. La légende dit qu’ensuite le prince Farence prit son épée, une tout à fait semblable à celle derrière vous. Il voulut affronter Cerk mais celui-ci avait commencé ses incantations. En quelques secondes, le prince prit feu et se consuma entièrement, ne laissant derrière lui qu’une petite boule énergétique. C’est à ce moment que Cerk tendit deux bébés que son armée avait enlevés aux alentours du village princier. La boule se divisa en deux et chacune des deux parties pénétra dans le corps des enfants, leur laissant une cicatrice dans le dos. Cerk fit alors apparaître un vortex dans lequel il jeta les deux enfants. Une seule personne assista à cette scène. Caché dans l’une des pièces secrètes du château, le sorcier du prince Quareelan raconta les événements au commandant en chef de la garde royale lorsque le reste des troupes fut de retour au palais. Cerk n’était plus là, mais prit possession du château une semaine plus tard, éliminant les quelques survivants du village princier. Le commandant Dimaq de la garde royale avait fui avec le peu d’hommes dont il disposait et le sorcier du prince. Quelques mois après venait au monde la fille unique du commandant : Syriel Dimaq.

 


Un commentaire

  1. Dédale dit :

    Bon, je pose une option. Pour une prochaine vie :-)

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