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	<title>Le Troquet du Nain</title>
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	<description>Discussions avinées... avisées</description>
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		<title>Merops Photo</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Feb 2012 21:06:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>coeurdechene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Un petit article très court pour présenter ce site dont l&#8217;activité est plutôt originale.Il s&#8217;agit de photos aériennes réalisées au moyen d&#8217;un ballon gonflé à l&#8217;Hélium emmenant un appareil photo commandé à distance et le photographe reste en bas. Et donc, tout ça, ça se passe ici :  Photo aérienne A découvrir, donc.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un petit article très court pour présenter ce site dont l&#8217;activité est plutôt originale.<span id="more-170"></span>Il s&#8217;agit de photos aériennes réalisées au moyen d&#8217;un ballon gonflé à l&#8217;Hélium emmenant un appareil photo commandé à distance et le photographe reste en bas.</p>
<p>Et donc, tout ça, ça se passe ici :  <a title="Photo aérienne" href="http://www.merops-photo.com/">Photo aérienne</a></p>
<p>A découvrir, donc.</p>
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		<title>Pentacle &#8211; Dario ALCIDE</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Feb 2011 10:34:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>coeurdechene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Dragon Story au XXIème siècle. Ils sont parmi nous depuis toujours. Silencieux et discrets, ils gardent un œil sur chacun de nous. A l&#8217;affût, ils doivent retrouver les élus, les former et les tenir prêts pour leur mission. Au fil des siècles, on les nomma les muets, ceux qui ont vu, les témoins ou les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dragon Story au XXIème siècle.</p>
<p><span id="more-169"></span>Ils sont parmi nous depuis toujours. Silencieux et discrets, ils gardent un œil sur chacun de nous. A l&#8217;affût, ils doivent retrouver les élus, les former et les tenir prêts pour leur mission. Au fil des siècles, on les nomma les muets, ceux qui ont vu, les témoins ou les gnostiques. Mais le plus souvent ce seront Les Martyrs.</p>
<p>Dix-huit ans plus tôt, ils localisèrent une femme enceinte dont l&#8217;enfant naquit sous le signe du feu. Il sera le chevalier le plus puissant de sa génération.<br />
D&#8217;ici quelques mois, le cinquième dragon se révélera au monde. Les analystes ont repéré deux cibles potentielles. Mais sur tout le territoire américain, des jeunes nés le treize février disparaissent. Quelqu&#8217;un en a après le Pentacle.</p>
<p> </p>
<p>Cinq chevaliers pour cinq dragons. Une histoire de fin du monde, de courage, de confiance, d&#8217;amitié mais aussi de violence, de douleur, de trahison et de mort.<br />
Tous les ingrédients sont réunis pour un excellent roman, une aventure palpitante avec des héros attachants.<br />
Encore une fois, Dario Alcide nous régale avec sa plume et son imagination foisonnante qui donne à un thème maintes fois repris un cachet nouveau.</p>
<p>Première impression avec l&#8217;ouvrage dans les mains, c&#8217;est un magnifique objet. Les toutes jeunes éditions Farence Corp mettent un point d&#8217;honneur à donner au lecteur l&#8217;envie de lire rien qu&#8217;en ayant le livre entre les mains. Couverture magnifique, illustrations pleine pages à l&#8217;intérieur, carnet de croquis en fin d&#8217;ouvrage&#8230; Julien Pillet, l&#8217;illustrateur, s&#8217;en est donné à cœur joie et le lecteur s&#8217;en régale à l&#8217;avance.</p>
<p>Ensuite, l&#8217;histoire commence et le lecteur bascule dans un univers qu&#8217;il connaît forcément puisqu&#8217;il s&#8217;agit de notre époque actuelle. Mais jamais les infos à la télé ou à la radio n&#8217;ont mentionné ces fameux Martys, ni ces énormes statues de pierre représentant des dragons que leurs chevaliers ont le pouvoir d&#8217;animer / de réveiller pour le combat. Là on touche au rêve de gosse. Car qui n&#8217;a jamais rêvé, enfant, de pouvoir donner vie à des dragons, des elfes ou des nains ? Et puis il y a aussi les pouvoirs que détiennent les chevaliers, chacun associé à un élément naturel. L&#8217;eau, la terre, le feu et l&#8217;air sont engagés côte à côte dans un combat sans merci pour protéger le cinquième dragon, un être qui n&#8217;a pas eu la chance de suivre la préparation des chevaliers et dont le pouvoir révélé sur le tard est dangereux car non maîtrisé.</p>
<p>Si le lecteur plonge facilement dans l&#8217;histoire, il en ressort régulièrement car il y a énormément d&#8217;éléments à retenir, de noms et de données, et le tout est un peu fouillis au début. Rapidement on raccroche les wagons (et le carnet de croquis à la fin aide beaucoup puisqu&#8217;il liste les chevaliers et leurs dragons associés) et on se laisse porter par la plume de conteur de Dario Alcide qui, décidément, à l&#8217;art de nous faire voyager.</p>
<p>C&#8217;est un magnifique livre, un bon roman jusqu&#8217;au final en apothéose. Une histoire à lire pour le plaisir du rêve.</p>
<p><img src="http://coeurdechene.unblog.fr/files/2011/02/alcidepentacle.jpg" alt="alcidepentacle.jpg" align="left" height="186" width="133" /></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Dario ALCIDE, <i>Pentacle</i>, Farence Corp. Editions, 2010</p>
]]></content:encoded>
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		<title>A vos souhaits &#8211; Le bonus Track !</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Feb 2011 08:02:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>coeurdechene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement et aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Rien de tel qu&#8217;une petite surprise de temps en temps pour se faire plaisir, non ?   Alors voici ce qui s&#8217;est passé : lorsque nous avons eu fini de lire le roman de Fabrice Colin, l&#8217;un de mes camarades nous a dit qu&#8217;il était en contact avec l&#8217;auteur. Nous avons donc décidé de lui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rien de tel qu&#8217;une petite surprise de temps en temps pour se faire plaisir, non ?</p>
<p align="justify"> </p>
<p><span id="more-166"></span>Alors voici ce qui s&#8217;est passé : lorsque nous avons eu fini de lire le roman de Fabrice Colin, l&#8217;un de mes camarades nous a dit qu&#8217;il était en contact avec l&#8217;auteur. Nous avons donc décidé de lui poser des questions sur son roman histoire de lever le voile sur certaines choses. Fabrice s&#8217;est prêté au jeu et nous lui en sommes gré.</p>
<p align="justify"><img src="http://coeurdechene.unblog.fr/files/2011/02/colinphoto.jpg" alt="colinphoto.jpg" align="left" height="185" width="124" />  Voici donc l&#8217;interview de Fabrice Colin en rapport avec son roman &laquo;&nbsp;A vos Souhaits&nbsp;&raquo; réalisée lors de notre Lecture Commune.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><b> 1. Pourquoi ce livre s&#8217;intitule-t-il &laquo;&nbsp;A vos souhaits&nbsp;&raquo;? Y&#8217;a-t-il une histoire particulière  liée à ce choix?   </b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Pas vraiment. Je cherchais une formulation liée à la magie, quelque chose d&#8217;un peu léger : &laquo;&nbsp;A vos souhaits&nbsp;&raquo;, c&#8217;est l&#8217;expression ultime de la pensée magique. On peut difficilement trouver plus primaire.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><b> 2. Quel mardi doit-on se tenir prêt pour la parution de &laquo;&nbsp;A vos amours&nbsp;&raquo; ?  De quoi ou de qui parlera ce livre? </b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><i>A vos amours</i> est prévu depuis une petite dizaine d&#8217;années. Pour l&#8217;heure, j&#8217;en ai écrit trois chapitres. J&#8217;ignore s&#8217;il verra jamais le jour.<br />
Le roman raconte la vie de John Moon après les succès que l&#8217;on sait.  Notre héros est marié, et sa belle-famille lui pose pas mal de problèmes. Pour ne rien arranger, il veut faire du cinéma. Il y tient, douloureusement.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><b>3. Je sais que dans le cochon tout est bon, mais tout de même pourquoi une telle obsession ? </b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Aucune idée. Si on commence à réfléchir à ce genre de trucs, le monde s&#8217;écroule.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><b>4. Le personnage de John Moon est-il la représentation de quelque chose ou de quelqu&#8217;un en particulier? Une référence spéciale au batteur de The Who, vous sachant fan de rock? </b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">John Vincent Moon est un personnage d&#8217;un récit de Borges dont j&#8217;ai spectaculairement oublié le titre. Il y a aussi des références à Joyce dans <i>A vos souhaits</i>, mais personne ne les voit.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><b>5. Concernant le prénom de Prudie, est ce que son prénom vient de l&#8217;adjectif <i>prude</i>, car elle a pas l&#8217;air très dégourdie pour gérer l&#8217;attention que lui porte Gloïn, ou alors est ce que ça vient plutôt de l&#8217;adjectif <i>prudente</i>, dans le sens où elle prend vraiment toutes les précautions nécessaires pour John, et où elle est très attentive à lui ? Ou alors peut être que son nom a une autre origine, ou simplement votre imagination ? </b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Honnêtement ? Je ne me souviens pas. Mais votre analyse, et l&#8217;attention que vous semblez porter aux noms et à leur possible signification cachée, me comble de joie.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><b>6. Histoire de pinailler, quel est le nom de la deuxième goule du baron Mordayken dont il s&#8217;aide pour entreprendre de délivrer le Diable? Parce qu&#8217;une petite incohérence s&#8217;est glissée dans les deux éditions, et il semblerait que Mordayken ait un bug sur le brave Nozdriov&#8230;<font color="#ff6633">**</font><br />
</b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">On appelle ça une contamination prosaïque : le réel et ses imperfections s&#8217;invite dans une mécanique romanesque censément irréprochable. Je suis absolument navré.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><b>7. L&#8217;elfe qui rate son examen de première année peut-il être une référence prémonitoire à Jean Sarkozy ? </b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Je ne suis pas sûr que j&#8217;aimerais détenir ce genre de pouvoir. Mais Jean Sarkozy mériterait assurément un roman à lui seul. Enfin, disons une nouvelle.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><b>8. Pourquoi les dragons sont-ils tenus en laisse ? Avez-vous un grief contre cette espèce ? </b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Les dragons sont les symboles de l&#8217;imagination naïve, de la colère injustifiée et de la fantasy en général : évidemment, qu&#8217;il faut les tenir en laisse ! On pourrait aussi leur donner des calmants.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><b>9. Le Quartek n&#8217;est pas un sport comme les autres&#8230; D&#8217;où vient-il, de quel sport existant ou imaginé par un autre, vous êtes vous inspiré ? </b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Le Quartek est un gros bordel : un mélange de Blood Bowl, de football américain et de cour de récréation. A ce stade, si j&#8217;ose dire, on ne parle plus d&#8217;inspiration, mais de chaos assumé.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><b>10. Ce livre peut se lire comme une référence à Terry Pratchett, comparaison facile pour l&#8217;humour et la fantasy, Mais y&#8217;a-t-il d&#8217;autres références ou dédicaces au travers de &laquo;&nbsp;A vos souhaits&nbsp;&raquo;? </b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Je n&#8217;ai jamais lu Pratchett, mais je suppose que la référence est inévitable : humour, fantasy => Pratchett. Les références sont plutôt à chercher du côté de P.G. Wodehouse et de mon amour immodéré pour l&#8217;Angleterre &#8211; son humour tordu et sa grisaille tenace.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><font color="#ff6633">**Le passage pour la question 6 :</font>    <i>&laquo;&nbsp;- Allez! vitupérait le baron au milieu des deux morts-vivants, vous y êtes presque, bon sang, plus vite que ça, le match s&#8217;est arrêté depuis cinq minutes et Nozdriov! s&#8217;énerva-t-il en attrapant l&#8217;une des deux goules par le bras, tu es sur la feuille de match pour la deuxième manche, alors il faut absolument que le travail soit terminé maintenant</i><br />
<i>(&#8230;)</i><i><br />
- Nozdriov, ordonna-t-il, approche un peu ici. Voilà. Maintenant, baisse-toi. Attention&#8230; Nous y sommes!</i><i><br />
La goule se redressa en ahanant. Juché sur ses épaules, le baron Mordayken contrôlait la situation.</i><i><br />
- Maître, objecta le mort-vivant au moment de mettre un premier dans l&#8217;eau, cha ne va pas faire de bien à ma chirculation.</i><i><br />
- Qu&#8217;est-ce que tu veux que ça me fasse? rétorqua le baron en levant sa lanterne bien haut. Un mort de perdu, dix de relevés. De toute façon, tu n&#8217;es pas sur la feuille de match.&nbsp;&raquo;</i><i><br />
</i></p>
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		<title>A vos souhaits &#8211; Fabrice COLIN</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 07:53:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>coeurdechene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Produit garanti 100% sans porc. John V. Moon est un raté. Sa vie n&#8217;est qu&#8217;un fiasco, il cumule les échecs et il n&#8217;arrive même pas à se suicider dignement, à croire que la mort ne veut pas de lui&#8230; Gloïn McCough est la honte du peuple nain. Alors que ses compatriotes sont réputés pour leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><title></title></p>
<p align="justify">Produit garanti 100% sans porc.</p>
<p><span id="more-165"></span></p>
<p align="justify">John V. Moon est un raté. Sa vie n&#8217;est qu&#8217;un fiasco, il cumule les échecs et il n&#8217;arrive même pas à se suicider dignement, à croire que la mort ne veut pas de lui&#8230;</p>
<p align="justify">Gloïn McCough est la honte du peuple nain. Alors que ses compatriotes sont réputés pour leur main verte et leur habileté à faire pousser les végétaux, lui ne sait que les faire mourir d&#8217;un regard.<br />
Vaughan Oriell est la risée des elfes de Newdon. Alors que chacun des éminents représentants de la race elfique maîtrise à la perfection la magie et l&#8217;art de l&#8217;Illusion, Vaughan ne sait que regarder les autres et retenter encore et toujours son concours de fin d&#8217;année.</p>
<p align="justify">Le destin est farceur. Et comme il avait l&#8217;air de s&#8217;ennuyer grandement, voila qu&#8217;il a élu nos trois compères pour assumer la lourde tâche de sauver le monde et empêcher le Diable, tout récemment libéré de son cachot, d&#8217;ouvrir les portes des Enfers et de déchaîner toute sa puissance.</p>
<p align="justify">Dans l&#8217;ombre de son manoir, le baron Mordayken manigance contre les Trois Mères (la Nature, la Magie et la Mort) pour faire disparaître le dernier obstacle du Diable.</p>
<p align="justify">Mais tout ne se passe pas comme prévu et plus que jamais John Moon aimerait définitivement en finir. Mais hélas, la Mort elle-même est près de lui, prisonnière du corps d&#8217;un adorable petit dragonnet répondant au joli nom de Gryphius.</p>
<p align="justify">Comme s&#8217;il avait besoin de ça en ce moment&#8230;</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Il est très difficile de résumer cet ouvrage complètement déjanté où le ridicule ne tue plus (ben oui, la Mort est prisonnière) et où les concours de suicide sont légion.</p>
<p align="justify">Fabrice Colin emmène le lecteur dans un Londres approximatif, baptisé Newdon pour l&#8217;occasion, où l&#8217;on croise pêle-mêle des vampires, des goules, des nains, des elfes, des gnomes et même de dangereux animaux de compagnie (imaginez donc : un dragon ! ), tout ceci dans le plus joyeux bazar qui soit. Pour ajouter à cet invraisemblable assemblage, il convient de mentionner le manoir délabré des Mordayken (des immigrés Transylvaniens), Broad-In-Gham (le palais de la reine Astoria), le stade de Quartek où l&#8217;équipe des Ogres de John Moon subit défaite sur défaite, l&#8217;antre de la F.O.L.I.E. (une société secrète peuplée d&#8217;illuminés) et le Grand Marionnettiste.</p>
<p align="justify">Bref, Colin s&#8217;en est donné à cœur joie et le lecteur se trouve emmené dans cette folle sarabande, passant de surprises en surprises, enchaînant les situations cocasses et / ou douteuses. Impossible en tout cas de rester insensible à cette avalanche de bons mots digne des Monthy Python et de Sir Pratchett.</p>
<p align="justify">Quelques petits bémols cependant. Parfois la situation évolue de manière incompréhensible et il faut revenir quelques pages en arrière pour s&#8217;assurer d&#8217;avoir bien suivi le déroulement. Le Quartek est définitivement un sport injouable sur notre pauvre terre (du moins, pas sans le consentement de la Guilde des Droits de l&#8217;Homme). Le Nain n&#8217;a pas le rôle principal&#8230;</p>
<p align="justify">Bon, faut pas trop pousser non plus. Au final c&#8217;est quand même un roman fortement déjanté qui est une lecture très très agréable entre deux romans plus « sérieux ». A recommander aux plus taciturnes <img src='http://coeurdechene.unblog.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p align="justify"><img src="http://coeurdechene.unblog.fr/files/2011/01/colinavossouhaits.jpg" alt="colinavossouhaits.jpg" align="left" height="187" width="120" /></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">COLIN Fabrice, A vos souhaits, Bragelonne 10 ans, 2010</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Cet ouvrage a fait l&#8217;objet d&#8217;une Lecture Commune (entendre par là une lecture commencée en même temps par plusieurs personnes avec un suivi par mail de l&#8217;avancement de chacun et commentaires sur chaque partie après que ledit livre ait été dûment saucissonné en sept tranches).<br />
Les critiques de mes camarades paraissent également aujourd&#8217;hui et il est possible de les lire à ces adresses :</p>
<pre><font face="arial black,avant garde" size="3"><font size="2">-  *Acr0 - *** <<a href="http://livrement.wordpress.com/" target="_blank">http://livrement.wordpress.com/</a>
-  *Bartimeus - *** <<a href="http://www.over-booked.net/" target="_blank">http://www.over-booked.net/</a>
-  *Christelle* (pas de blog)
-  *Endea - *** <<a href="http://clairobscurendea.blogspot.com/" target="_blank">http://clairobscurendea.blogspot.com/</a>
-  *Julien - *** <<a href="http://naufragesvolontaires.blogspot.com/" target="_blank">http://naufragesvolontaires.blogspot.com/</a>
-  *Laure - *** <<a href="http://autrecotedumiroir.net/" target="_blank">http://autrecotedumiroir.net/</a>
-  *Lelf - *** <<a href="http://www.imaginelf.com/" target="_blank">http://www.imaginelf.com/</a>
-  *Lhisbei - *** <a href="http://rsfblog.canalblog.com*/" target="_blank">http://rsfblog.canalblog.com</a>
-  *Olya - *** <<a href="http://olyaolenka.over-blog.com/" target="_blank">http://olyaolenka.over-blog.com/</a>
-  *Pauline - *** <<a href="http://areader.over-blog.com/" target="_blank">http://areader.over-blog.com/</a>
-  *Phooka - *** <a href="http://bookenstock.blogspot.com*/" target="_blank">http://bookenstock.blogspot.com</a></font>
</font>
<a href="http://bookenstock.blogspot.com/" target="_blank"></a></pre>
<p align="justify"> </p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Rien que l&#8217;acier (Terre de Héros 1) &#8211; Richard MORGAN</title>
		<link>http://coeurdechene.unblog.fr/2010/12/26/rien-que-lacier-terre-de-heros-1-richard-morgan/</link>
		<comments>http://coeurdechene.unblog.fr/2010/12/26/rien-que-lacier-terre-de-heros-1-richard-morgan/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 26 Dec 2010 16:34:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>coeurdechene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Dix ans plus tôt, l&#8217;alliance des hommes et des Kiriaths a repoussé l&#8217;invasion des Ecailleux. Aujourd&#8217;hui, le monde tente d&#8217;oublier cette époque sombre et les héros d&#8217;hier sont devenus des exclus anonymes. Mais le monde change, et les ennemis sont toujours à la porte&#8230; Il y a trois noms a retenir : Ringil, ancien capitaine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dix ans plus tôt, l&#8217;alliance des hommes et des Kiriaths a repoussé l&#8217;invasion des Ecailleux. Aujourd&#8217;hui, le monde tente d&#8217;oublier cette époque sombre et les héros d&#8217;hier sont devenus des exclus anonymes. Mais le monde change, et les ennemis sont toujours à la porte&#8230;</p>
<p><span id="more-163"></span>Il y a trois noms a retenir :<br />
Ringil, ancien capitaine aux moeurs inavouables qui vit en exil jusqu&#8217;à ce que la disparition de sa cousine le fasse revenir au domaine familial.<br />
Dame Archeth, dernière représentante du peuple Kiriath, devenue conseillère d&#8217;un empereur décadent qui la manipule comme un pion.<br />
Egar, le Tueur de Dragons, un nomade des steppes à la tête de son clan depuis la mort de son père. Revenu de la guerre auréolé de triomphe, sa vie dissolue ne lui attire à présent que mépris.<br />
Tous trois n&#8217;ont plus rien à perdre. Et le destin qui a un sens de l&#8217;humour plutôt approximatif, fait reposer le destin du monde sur leurs épaules.</p>
<p> </p>
<p>Détenteur du Prix Philip K. Dick, Richard Morgan est une étoile montante de la Littérature de l&#8217;Imaginaire aux States. Avec ce premier roman dans un univers fantasy, il peint un monde sombre, sans concessions, d&#8217;où l&#8217;espoir est banni et qui ne survit que grâce à l&#8217;oubli. Les trois héros qu&#8217;il présente sont de la race de ceux qui n&#8217;oublient pas mais continuent à vivre avec le poids du passé, jusqu&#8217;à en être terrassé.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, les trois personnages sont torturés par leurs vies. Entre Ringil qui aime les hommes et Archeth qui ne dédaigne pas les femmes, il y a déjà deux exclus de la société, dans un monde où l&#8217;homosexualité tient du vice autant que du sacrilège. Egar le coureur de jupons n&#8217;est pas en reste. Du coup, le roman est teinté de sexe et de sang. C&#8217;est de la fantasy pour adulte qui s&#8217;assume pleinement.<br />
Trop parfois, car l&#8217;auteur prend un malin plaisir à donner moults détails sur les ébats des personnages alors que bien souvent une évocation aurait suffit. L&#8217;histoire en pâtit, s&#8217;en trouve ralentie, et le lecteur s&#8217;embrouille dans les multiples conquêtes des uns et des autres. A mi-chemin entre le récit voyeuriste / porno et le roman d&#8217;aventures, le choix n&#8217;a pas été fait et c&#8217;est bien dommage.</p>
<p>En ce qui concerne l&#8217;univers lui-même, malgrés une carte en début d&#8217;ouvrage, on n&#8217;arrive guère à apprécier la géographie et le monde. Si le côté aventureux est bien dépeint et les actions très bien transcrites, il manque une certaine précision dans la description des lieux et tous ne sont pas mentionnés sur la carte, du coup elle n&#8217;a que peu d&#8217;utilité. L&#8217;auteur ouvre les portes d&#8217;un monde complexe et étrange mais ne nous donne pas toutes les clés pour décoder cet univers. Si plusieurs fois un rapprochement avec <i>Dark Moon</i>, l&#8217;excellent one-shot de David Gemmell, s&#8217;est imposé tant dans les descriptions de lieux que dans l&#8217;ambiance générale du roman (pensez donc : un monde dévasté qui se remet avec peine d&#8217;une guerre contre des ennemis disparus mais qui réapparaissent aux portes sans que personne s&#8217;en aperçoive et menacent à nouveau tout l&#8217;équilibre), celui-ci ne tient pas la comparaison et n&#8217;est en définitive qu&#8217;une pâle copie en trois volumes (annoncés) pour le plaisir de mettre du sexe à toutes les pages.</p>
<p>Bref, ça se lit, quand même. Mais il ne faut pas crier au miracle. C&#8217;est noir, c&#8217;est sanglant, de la dark fantasy comme on pourrait aimer en lire si l&#8217;auteur avait laissé moins de zones d&#8217;ombres et était plus précis dans son univers. Le tout reste trop flou et on finit le roman en espérant au moins un semblant de dénouement, mais le tout est repoussé aux calendes et le roman se clôt sur le début de l&#8217;action. Il faut donc attendre le deuxième volume pour se faire une idée plus précise du tout, et éventuellement revoir l&#8217;opinion sur ce premier volume.</p>
<p><img src="http://coeurdechene.unblog.fr/files/2010/12/9782352943792.jpg" alt="9782352943792.jpg" align="left" height="159" width="103" /></p>
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<p>Richard MORGAN, <i>Terre de Héros tome 1 : Rien que l&#8217;Acier</i>, Bragelonne, 453 pages.</p>
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		<title>Farence : La Légende &#8211; Dario ALCIDE</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Sep 2010 13:51:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>coeurdechene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[S.-F.]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;La légende dit que le prince Farence réussit à affronter Cerk. Mais celui-ci utilisa la sorcellerie. Il sépara l&#8217;âme du prince en deux et la fusionna dans le corps de deux nouveaux-nés qu&#8217;il fit disparaître dans un vortex. Près de vingt ans plus tard, on apprend que les enfants pourraient être en vie, sur une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;La légende dit que le prince Farence réussit à affronter Cerk. Mais celui-ci utilisa la sorcellerie. Il sépara l&#8217;âme du prince en deux et la fusionna dans le corps de deux nouveaux-nés qu&#8217;il fit disparaître dans un vortex. Près de vingt ans plus tard, on apprend que les enfants pourraient être en vie, sur une autre planète, et que la puissance de Farence sommeillerait au fond d&#8217;eux&nbsp;&raquo;. Un pouvoir qui n&#8217;attend que d&#8217;être réveillé.</p>
<p><span id="more-161"></span>Syriel, une jeune Elfide, est volontaire pour retrouver les enfants de la légende et les ramener sur Nimir.<br />
Cerk a asservi la planète et il suffirait d&#8217;une étincelle pour que s&#8217;embrasent les derniers foyers de rebelles. Seulement la rébellion est vaincue d&#8217;avance sans le pouvoir du prince. Eux seuls peuvent éliminer Cerk et sauver Nimir. Mais voudront-ils seulement le faire ?</p>
<p>Cet ouvrage est un premier roman qui nous emmène dans une épopée galactique à la suite de deux jeunes cabochards au tempérament bien trempé.<br />
Chacun a ses raisons pour agir et bien souvent ils oublient que chaque acte à des conséquences et font des dégâts collatéraux plutôt ravageurs. Pourtant, on s&#8217;y attache.</p>
<p>De même que l&#8217;on s&#8217;attache aux autres personnages et l&#8217;on en vient à regretter le manque d&#8217;information et peut-être aussi le peu de place qu&#8217;ils tiennent. Je pense notamment à Zamenekir, sorte de géant au grand coeur qui apparaît au milieu du roman puis disparaît tout aussi soudainement. Son personnage apporte un équilibre au groupe formé autour des deux adulescents et on l&#8217;apprécie vraiment pour ce qu&#8217;il est : une force tranquille.</p>
<p>C&#8217;est un premier roman et il est auto-édité. Ce qui explique sans doute les défauts et les maladresses dont il est encore la proie.<br />
Effectivement, le texte comporte quelques lourdeurs et des maladresses. Le Prologue n&#8217;a pas de réelle utilité pour la compréhension de l&#8217;histoire et ne sert, apparemment qu&#8217;à amener la transition vers une suite. D&#8217;ailleurs, le retour à la réalité dans l&#8217;épilogue est plutôt brutal et n&#8217;est pas forcément nécessaire au lecteur.</p>
<p>Malgré ces défauts évidents, le texte est agréable, la plume coule toute seule et les quelques accrocs ne gênent pas la lecture outre mesure. C&#8217;est même un texte plutôt rythmé, cadencé en fonction des combats et l&#8217;on peut sans doute regretter à ce niveau le manque de respiration et de descriptions au sujet de Nimir. Cependant, l&#8217;histoire se déroule facilement et les pages se tournent assez rapidement. Tout est écrit pour que l&#8217;on ait envie de connaître la suite le plus vite possible.</p>
<p>Petit plus : l&#8217;ouvrage est livré avec une superbe couverture et un cahier de dessins en annexes qui sont d&#8217;excellente facture. Ces deux éléments amènent un vrai plus à l&#8217;ouvrage en terme d&#8217;édition. C&#8217;est donc un très bel objet pour une très belle histoire.<br />
Il me tarde de lire la suite !</p>
<p><img src="http://coeurdechene.unblog.fr/files/2010/09/alcidedariofarencelalgende.jpg" alt="alcidedariofarencelalgende.jpg" align="left" height="192" width="120" /></p>
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<p>ALCIDE Dario, <i>Farence, la Légende</i>, Farence Corp. Editions, 2009, 312 pages.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Extrait :</p>
<p>[...] L&#8217;année qui venait de s&#8217;écouler fut sans aucun doute possible la pire de toute l&#8217;histoire de cette petite planète. Le prince rentra au château d&#8217;ivoire car la date à laquelle Cerk devait monter sur le trône approchait. Le jour J, Cerk apparut au château et avec l&#8217;aide de son bras droit, réduisit à néant la garde royale. La légende dit qu&#8217;ensuite le prince Farence prit son épée, une tout à fait semblable à celle derrière vous. Il voulut affronter Cerk mais celui-ci avait commencé ses incantations. En quelques secondes, le prince prit feu et se consuma entièrement, ne laissant derrière lui qu&#8217;une petite boule énergétique. C&#8217;est à ce moment que Cerk tendit deux bébés que son armée avait enlevés aux alentours du village princier. La boule se divisa en deux et chacune des deux parties pénétra dans le corps des enfants, leur laissant une cicatrice dans le dos. Cerk fit alors apparaître un vortex dans lequel il jeta les deux enfants. Une seule personne assista à cette scène. Caché dans l&#8217;une des pièces secrètes du château, le sorcier du prince Quareelan raconta les événements au commandant en chef de la garde royale lorsque le reste des troupes fut de retour au palais. Cerk n&#8217;était plus là, mais prit possession du château une semaine plus tard, éliminant les quelques survivants du village princier. Le commandant Dimaq de la garde royale avait fui avec le peu d&#8217;hommes dont il disposait et le sorcier du prince. Quelques mois après venait au monde la fille unique du commandant : Syriel Dimaq.</p>
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		<title>Le Dernier Héros</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 18:25:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>coeurdechene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrits Persos]]></category>
		<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Le Nain]]></category>

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		<description><![CDATA[Il la regarda longuement, puis lui tendit un bras pour l&#8217;aider à se hisser sur sa monture ; le soleil était à son zénith. Voici un extrait d&#8217;un texte écrit cette année pour le fil rouge de notre atelier d&#8217;écriture. Il s&#8217;agissait d&#8217;un cadavre exquis. Chacun reprenant en début de texte la dernière phrase du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><i>Il la regarda longuement, puis lui tendit un bras pour l&#8217;aider à se hisser sur sa monture ; le soleil était à son zénith.</i></p>
<p><span id="more-159"></span>Voici un extrait d&#8217;un texte écrit cette année pour le fil rouge de notre atelier d&#8217;écriture. Il s&#8217;agissait d&#8217;un cadavre exquis. Chacun reprenant en début de texte la dernière phrase du texte précédent. La phrase que l&#8217;on m&#8217;a transmis est en italique. Le reste n&#8217;est que de mon fait. Mais je dois avouer quelques emprunts à mes lectures de l&#8217;époque que les plus perspicaces perceront certainement à jour&#8230; Le texte complet est disponible sur demande au format .pdf</p>
<p align="justify">Bonne lecture !</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><i>Il la regarda longuement, puis lui tendit un bras pour l&#8217;aider à se hisser sur sa monture ; le soleil était à son zénith. </i>Ils ne s&#8217;adressèrent aucune parole, ni ne se retournèrent pour voir le spectacle magique de la seconde lune poindre à l&#8217;horizon, drapant l&#8217;atmosphère d&#8217;un bleu surnaturel.Droit vers le soleil, ils chevauchèrent de concert, goûtant la présence de l&#8217;autre, la saveur sucrée de l&#8217;air, les muscles de l&#8217;animal se contractant et s&#8217;étirant au rythme du galop. Ils ne s&#8217;arrêtèrent que lorsqu&#8217;ils eurent atteint les contreforts des monts Sedna, une immense chaîne de montagne s&#8217;étirant sur la moitié du continent, du nord au sud.<br />
Le feu chauffait, le chaudron de voyage dégageait des odeurs de ragoût et les magnifiques lézards alezans achetés le matin même, débarrassés de leurs selles, reprenaient des forces sur unepierre proche, chauffée par les derniers rayons du premier soleil. L&#8217;homme s&#8217;assura que tout était en ordre une dernière fois, plissa ses yeux gris acier et fit un tourd&#8217;horizon du regard, puis rassuré revint vers la femme qui nettoyait ses armes. Il s&#8217;assit sur sa couverture et admira ses gestes purs, son expression concentrée, les moues fugaces qui déridaientson visage lorsqu&#8217;elle atteignait un endroit délicat, le petit bout de langue rosé qui pointait entre ses lèvres alors qu&#8217;elle était tout entière focalisée sur sa tâche.Enfin, elle leva les yeux et lui sourit. Elle remisa le fusil à canon scié dans les fontes de sa selle<br />
et posa le revolver près de sa couverture.<br />
Qu&#8217;elle est belle pensa l&#8217;homme. Il ne se lassait pas de la contempler. Ni elle de se laisser caresser du regard. Il goûta une dernière fois la courbe de sa nuque, ses mèches folles échappées de son catogan lors de la chevauchée, sa gorge fine et ses épaules qui appelaient ses mains. Un instant d&#8217;éternité dans un monde en déliquescence.<br />
- Je crois que c&#8217;est prêt.<br />
Il la regarda sans comprendre, rappelé soudain à une autre réalité.<br />
- Le repas, insista-t-elle. Je crois qu&#8217;il est cuit. Et si tu ne l&#8217;enlèves pas du feu, ça va accrocher.<br />
- Ah, oui.<br />
Il se leva, plongea une cuiller dans le chaudron et servit deux bols. Comme le reste de cette journée, le repas se fit en silence. L&#8217;homme restait sur ses gardes, attentif au moindre bruit. La Pénombre s&#8217;installait. Le Premier Soleil était couché, le Deuxième n&#8217;allait pas tarder à apparaître et la Première Lune le suivrait quelques heures après. Trop peu de temps pour se reposer. Comme toujours. Il regarda les Lézardsqui s&#8217;étaient rapprochés du cercle de lumière et de chaleur de leur petit feu. Leur respiration profonde était rassurante. Ils étaient calmes. Si il y avait le moindre danger, ils seraient les premiers à réagir. Tant mieux. Il sortit son coutelas, le fit luire un instant à la lueur des flammes pour apprécier l&#8217;état du fil et de la lame, testa le tranchant du pouce, puis le fit jouer rêveusement dans ses mains, laissant son corps défier l&#8217;apesanteur et l&#8217;équilibre à chaque instant dans un balletcomplexe qui lui permettait de se libérer l&#8217;esprit et de garder ses sens en alerte.</p>
<p>Elle racla consciencieusement son écuelle puis reporta son regard sur lui. Elle l&#8217;avait dévoré des yeux tout le repas, avec autant d&#8217;appétit qu&#8217;elle avait mangé son ragoût. Cet homme lui plaisait, c&#8217;était son homme. Ses cheveux noirs striés de blanc mi-longs qui flottaient librement au moindre souffle d&#8217;air, son teint hâlé, ses épaules musculeuses, sa tranquille assurance, sa morosité. Tout en  lui la fascinait, l&#8217;attirait irrésistiblement. C&#8217;était comme une drogue dont elle ne pouvait plus se passer. Elle l&#8217;avait en elle, dans la peau. Il ne s&#8217;était jamais rien passé et sans doute ne se passerait-il jamais rien entre eux. Mais le simple fait d&#8217;être avec lui, de le sentir près d&#8217;elle à chaque instant la transportait. Elle le vit regarder les bêtes, puis sortir son couteau et jouer avec, comme elle l&#8217;avait vu faire souvent ces derniers cycles. Elle avait appris que pendant ces moments là, il repensait à sa vie d&#8217;avant, sa famille qu&#8217;il avait perdu. Elle admira sa dextérité, les éclats que lui renvoyait la lamedansant avec le reflet des flammes, admira les muscles jouant sous le tissu, son dos solide, descendit avec une pointe d&#8217;excitation vers ses reins, regarda un instant avec convoitise la naissance des fesses puis revint sur la lame toujours en mouvement qui la berça doucement, la faisant sombrer dans un sommeil profond et serein.<br />
Lorsqu&#8217;elle s&#8217;éveilla, il était déjà debout, préparant les Lézards qui sifflaient d&#8217;impatience de se remettre en route. La Première Lune était juste au-dessus de l&#8217;horizon, elle avait donc dormi presque dix heures. Elle se leva, fit quelques étirements pour délier ses épaules et ses jambes raidies par l&#8217;inaction et les courbatures de la veille, puis se dirigea vers le petit point d&#8217;eau près duquel ils s&#8217;étaient installé. Elle se lava sommairement et revint vers son Lézard. L&#8217;homme avait fini de ranger le camp et il ne restait plus, comme trace de leur passage, que les cendres de leur feu qu&#8217;il s&#8217;apprêtait à faire disparaître à leur tour.<br />
– Si tu es prête, nous pouvons partir. Il reste encore pas mal de route à faire et guère plus de villages pour s&#8217;arrêter. De toute façon, j&#8217;ai bien peur qu&#8217;ils soient dans le même était que celui que nous avons croisé hier. Auquel cas, nous les éviterons.<br />
– Entendu. Dis&#8230;, tu&#8230; tu crois que la guerre va bientôt s&#8217;arrêter ?<br />
– La Source t&#8217;entende, fillette. Je ne suis pas dans l&#8217;esprit de ceux qui prennent les décisions, mais j&#8217;espère qu&#8217;ils en auront bientôt assez du sang versé inutilement. Cependant, j&#8217;ai déjàsuffisamment voyagé pour savoir que ceux qui prennent les décisions, justement, sont loin d&#8217;être les plus sages des hommes et que n&#8217;étant pas directement confrontés à la poussière des champs debataille ni aux éclaboussures de sang, il y a peu de chance qu&#8217;ils entendent jamais raison.<br />
– Mais pourquoi font-ils ça ? Quel est le but de cette guerre ?<br />
– Si seulement ils le savaient eux-même&#8230; Penses-tu que les hommes ont besoin d&#8217;une raison pour s&#8217;entretuer ? Généralement, ils le font par plaisir, par passion, par honneur, gratuitement.Certains en ont même fait leur métier et se font payer pour tuer. Cette guerre doit être comme toutes les guerres, le fruit d&#8217;une querelle idiote concernant un bout de terrain, ou alors une phrase mal interprétée par l&#8217;un ou l&#8217;autre des ambassadeurs, ou tout simplement un regard échangé alors qu&#8217;il suffisait de baisser les yeux.<br />
Tout en parlant, il l&#8217;aida à monter, sauta lui-même sur son Lézard et jeta un dernier coup d&#8217;oeil sur l&#8217;endroit où ils avaient campé. Rien n&#8217;attira son regard. Ils avaient encore une fois eu de la chance. Mais pour combien de temps encore arriveraient-ils à passer au travers des patrouilles parcourant le pays, matant les rébellions et exterminant soigneusement chaque foyer de résistance potentiel. D&#8217;où le village qu&#8217;ils avaient traversé la veille, encore fumant de l&#8217;intervention des milices ennemies.<br />
Dans les rues, les corps gisaient pèle-mêle, le plus souvent face contre terre, tués alors qu&#8217;ils fuyaient pour sauver leur vie. Quelques uns, plus rares, étaient mort avec des outils de paysans à la main, transformés en armes pour l&#8217;occasion. Mais face à des guerriers avertis, ils n&#8217;avaient aucune chance. Le bétail avait été emporté, les bêtes malades égorgées sur place. Ils s&#8217;étaient hâtés de sortir de ce cimetière en plein air et n&#8217;avaient enfin pu respirer que de l&#8217;autre côté. La femme avait tenu à descendre de Lézard pour prononcer une prière pour les morts. Il l&#8217;avait accompagné plus par compassion que par conviction. La Source, ça faisait longtemps qu&#8217;elle l&#8217;avait abandonné.</p>
<p>Lorsque lui aussi avait été attaqué chez lui par une bande de soudards. Il en avait envoyé trois au tapis avant de se faire lâchement assommer par derrière. En reprenant ses esprits, il s&#8217;était retrouvé solidement attaché à une chaise de sa fabrication, un silence de mort imprégnant la maison. Les hommes ne lui avaient fait aucun mal. Pourtant il avait du sang sur ses habits et le visage. En fait, la pièce avait les murs couverts de sang. Il avait reconnut dans les chiffons posés au sol devant lui les jupes de sa femme et de sa jeune fille, déchirées et lacérées. Et au pied du mur, leurs corps souillés et exsangue. Il avait crié et pleuré plusieurs heures. S&#8217;était débattu à s&#8217;arracher la peau des poignets et des chevilles. Se mettant presque les os à nu. Il avait crié et pleuré jusqu&#8217;à ne plus avoir de force pour ouvrir la bouche, la gorge tellement sèche et irritée qu&#8217;il n&#8217;émettait plus qu&#8217;un faible sifflement.<br />
Durant ces heures, il avait appelé la Source, l&#8217;avait prié, supplié, puis injurié. La colère était montée en lui, suppléant le désespoir. Une haine immense s&#8217;était emparée de son âme, avait grossi comme une boule au creux de ses entrailles. Les pulsations de son coeur résonnaient à ses tympans, lui faisant garder les yeux ouverts, mais il avait perdu toute lucidité. Il avait été libéré le lendemain midi par un groupe d&#8217;amis qu&#8217;il devait aider aux champs et qui s&#8217;inquiétaient de son absence. Sans dire un mot, il s&#8217;était emparé de sa cognée et avait marché jusqu&#8217;au village. Arrivé devant la taverne, il avait attendu, incapable de se décider à entrer. Les regards inquiets qu&#8217;on lui lançait glissaient sur lui. Il n&#8217;avait plus conscience que d&#8217;une chose : ceux qui avaient fait ça devaient payer. Le shiriffe était arrivé avant qu&#8217;il se décide. Il l&#8217;avait délicatement désarmé, emmené à sa suite dans ses locaux et fait appeler un chirurgien qui l&#8217;avait examiné. Puis avec quelques hommes, ils étaient tous retournés à sa ferme où les décès avaient été constatés et les corps inhumés. Au moment de jeter la première poignée de terre, quelque chose avait craqué en lui et il avait recouvré sa raison. La boule de haine avait disparu. A la place, il y avait une lucidité froide au service d&#8217;un esprit aiguisé par la douleur. Une combinaison mortelle.<br />
Dans le mois qui suivit, le Shiriffe enregistra le décès de huit personnes, toutes mortes dans des circonstances aussi tragiques qu&#8217;énigmatiques. Toutes connues pour être des criminels sans qu&#8217;on ai jamais pu les prendre sur le fait. A la fin de ce mois, le fermier qui avait perdu sa famille avait mis le feu à sa maison et était parti sans se retourner. Et maintenant, quinze après, il se retrouvait en compagnie de cette jeune femme qui avait croisé sa route et ne l&#8217;avait plus quitté. Retrouver une compagnie, surtout féminine, avait été très dur au début, mais elle était très réceptive à ses sautes d&#8217;humeur et les respectait. Ses questions n&#8217;allaient jamais trop loin et la seule fois où ç&#8217;avait été le cas, elle l&#8217;avait senti et n&#8217;avait pas insisté. Finalement, c&#8217;était une compagne agréable, discrète et volontaire. Et elle savait se servir des armes qu&#8217;elle entretenait régulièrement. Il avait eu l&#8217;occasion de s&#8217;en apercevoir. Il savait qu&#8217;elle allait dansle sud pour retrouver la trace de ses origines, elle lui en avait parlé en peu de mots. Lui allait dans le sud au Temple des Trente. Son passage dans l&#8217;armée l&#8217;avait écoeuré. Là où il pensait trouver une nouvelle famille et un exutoire à cette colère qui ne le quittait plus, il avait trouvé encore plus de violence, d&#8217;inepties et d&#8217;imbéciles. Ces derniers étant généralement les chefs. Pourtant, il avaitappris à en tirer parti. Il s&#8217;était formé, entraîné, son corps encore jeune et rompu aux travaux des champs avait rapidement pris le pli de ces nouveaux exercices. En quatre ans, il était devenu un bretteur hors pair, admiré et craint sur le champ de bataille. Puis il avait commencé à monter les grades de la hiérarchie. Son ouverture d&#8217;esprit et sa faculté d&#8217;adaptation lui avaient ouverts bien des portes que ses origines modestes lui auraient hermétiquement fermé en temps de paix. Il avait étépromu général et était devenu, peu de temps après, le seul responsable d&#8217;un des plus grands massacres que la guerre aie fait. Bien sûr, il avait suivi les ordres. Bien sûr, on était en temps de guerre. Mais lorsqu&#8217;après l&#8217;attaque de la ville il avait arpenté les rues, il avait vu ses hommes aller de maison en maison, piller et voler, violer les filles devant leurs pères, tuer les jeunes enfants, éventrer les femmes enceintes. Le feu, les cris, l&#8217;odeur du sang. Tout ça l&#8217;avait ramené à sa propre histoire. Il avait enfourché son Lézard et nul ne l&#8217;avait revu.</p>
<p align="justify">Après trois longues journées de voyage sous des soleils brillant de tous leurs feux, ils arrivèrent enfin en vu des remparts de la Cité Blanche. Du moins, de ce qu&#8217;il en restait.<br />
La Cité était en train de tomber. La vaste plaine bruissait du cliquetis des armes et des armures, l&#8217;air était saturé de la fumée de la ville en flamme. Devant eux s&#8217;étendait une armée assoiffée de sang et derrière les remparts qui s&#8217;effondraient, plus aucun endroit n&#8217;était sûr&#8230;<title></title></p>
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		<title>Je, François Villon,  Jean TEULE</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 08:02:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>coeurdechene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est peut-être né un 31 mai 1431, à l&#8217;heure où Jeanne d&#8217;Arc finissait de se consumer. Ou peut-être pas. On ne sait pas quand il est mort et très peu comment il a vécu. Il a traversé le XVème siècle comme un météore, mais sa vie a bouleversé son époque. François Villon naît dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><title></title> 	 	</p>
<p align="JUSTIFY">Il est peut-être né un 31 mai 1431, à l&#8217;heure où Jeanne d&#8217;Arc finissait de se consumer. Ou peut-être pas. On ne sait pas quand il est mort et très peu comment il a vécu. Il a traversé le XVème siècle comme un météore, mais sa vie a bouleversé son époque.</p>
<p><span id="more-156"></span>François Villon naît dans un XVème siècle en proie aux affres d&#8217;une rigidité ecclésiastique et d&#8217;une déchéance du pouvoir royal. Le système féodal est moribond et la société se prépare tout doucement à la révolte de ce que les historiens appelleront la Renaissance.</p>
<p align="JUSTIFY">Elevé par un chanoine, il reçoit la tonsure de clerc mais finalement n&#8217;a de religieux que la bure qu&#8217;il porte&#8230; Entre coups pendables dans le quartier des étudiants, crimes, menus larcins et débauche, il met la France en ébullition, rencontre les grands de son époque, tutoie les rois et vole les princes.</p>
<p align="JUSTIFY">François Villon, certains le connaissent pour ses poèmes, étudiés à l&#8217;école ou simplement entendus dans la bouche d&#8217;un Léo Ferré. Sa fameuse Ballade des Pendus est restée la plus célèbre de ses compositions. Ici, le texte est émaillé de poèmes et d&#8217;anecdotes qui sont rattachées à la personne de Villon et il est vrai qu&#8217;un contexte aide beaucoup à saisir le sens de sa poésie souvent cynique et lugubre.</p>
<p align="JUSTIFY">Jean Teulé nous propose une biographie de François Villon écrite à la première personne. Nous suivons donc toutes les tribulations de ce mauvais sujet, assistons à ses déboires, sommes témoins de ses tortures et de ses joies. Le tout est écrit comme un roman et se lit avec une facilité déconcertante.</p>
<p align="JUSTIFY">J&#8217;ai commencé cet ouvrage avec curiosité et je l&#8217;ai fini avec un sentiment de plénitude, d&#8217;achevé. J&#8217;ai sourit beaucoup, été écoeuré un peu et rit pas mal de fois. Le style est léger, à l&#8217;image de la vie du poète. La difficulté est de lire les poèmes insérés dans le texte en ancien français, difficulté bien aplanie grâce à la traduction plein texte de l&#8217;auteur. En bref, un vrai plaisir de lecture et pour moi la découverte de la vie d&#8217;un homme que j&#8217;étais loin de soupçonner aussi&#8230; remplie.</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY"><img src="http://coeurdechene.unblog.fr/files/2010/07/teulevillon.jpg" alt="teulevillon.jpg" align="left" /></p>
<p align="JUSTIFY"> </p>
<p align="JUSTIFY"> </p>
<p align="JUSTIFY">TEULE Jean, <i>Je, François Villon</i>, pocket, Paris, 2007. 432 p.</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY"><u><b>Extrait :</b></u></p>
<p><i>Où Villon est 	accueilli à la cour de René d&#8217;Anjou. On le vêt comme un 	troubadour&#8230;</i></p>
<p align="JUSTIFY">«  J&#8217;enfile ensuite des poulaines comme je ne savais même pas qu&#8217;il en existait. Elles sont si étirées en avant qu&#8217;elles prolongent les semelles, les allongent d&#8217;au moins deux pieds. Renforcées d&#8217;une armature de baleine, leurs pointes relevées en arc sont retenues par une chaînette rattachée à la jambe sous le genou. Je fais quelques pas. C&#8217;est tellement incommode. On dirait des patins de luge. Et ce bruit de grelots fixés à la pointe des poulaines&#8230;<br />
« Bouh ! Bouh !&#8230; » La bonne fuit la cuisine en se tenant le ventre de rire. Le chambellan, consterné, lève les yeux au ciel [...]</p>
<p>J&#8217;escalade, derrière sa robe bleue, les pierres usées d&#8217;un étroit escalier à vis. Et franchement, avec ces poulaines délirantes, ce n&#8217;est pas pratique. Je dois grimper, dos au mur, en posant mes pieds dans le sens de la longueur des marches. Je manque plusieurs fois de glisser et de tomber surtout quand une troupe de Maures, brillamment costumés, dévalent l&#8217;escalier comme des acrobates et bondissent en s&#8217;esclaffant par-dessus mes chaînettes. Je me retourne pour les engueuler de leur inconscience, des risques qu&#8217;ils me font courir, mais j&#8217;entends s&#8217;égrener plein de notes de musique autour de ma poitrine et de ma tête. Ils commencent à me faire chier ces grelots&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">[...] Le duc d&#8217;Anjou pousse dans ma direction un grognement de satisfaction : « je suis aussi un peu poète, jeune homme. J&#8217;ai écrit à la manière de Philippe de Vitry : <i>Regnault et Jeanneton</i> &#8211; une pastorale de dix mille vers. Pour Regnault, j&#8217;ai pensé à moi. Jeanneton, c&#8217;est ma femme Jeanne de Laval. Nous y vivons l&#8217;amour pur tel Gontier avec sa douce Hélène dans une bergerie de rêve que j&#8217;ai reconstitué dans mon jardin. Venez que je vous la fasse visiter. »<br />
Oh, tudieu, faut redescendre les marches !</p>
<p align="JUSTIFY">Pendant cette opération périlleuse, le chambellan file devant, ce qui est très énervant. Même le duc ventripotent va sans peine. Il m&#8217;attend, lève son groin vers moi :<br />
- Eh bien, venez. Je 	ne vais pas vous manger !</p>
<p>Je manque de me casser la gueule dans l&#8217;escalier. »</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Résurrection</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 13:11:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>coeurdechene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Nain]]></category>

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		<description><![CDATA[Non, il ne s&#8217;agit pas de la critique d&#8217;un film avec C. Lambert&#8230; Ni de pub pour une mauvaise série B. Il s&#8217;agit de la résurrection de cet espace de partage dans lequel vous prenez plaisir à venir et qui rouvre enfin ses portes après quelques mois d&#8217;absence. Chroniques d&#8217;une résurrection, ou comment combler le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Non, il ne s&#8217;agit pas de la critique d&#8217;un film avec C. Lambert&#8230; Ni de pub pour une mauvaise série B.<br />
Il s&#8217;agit de la résurrection de cet espace de partage dans lequel vous prenez plaisir à venir et qui rouvre enfin ses portes après quelques mois d&#8217;absence.<br />
Chroniques d&#8217;une résurrection, ou comment combler le retard et satisfaire les fidèles !</p>
<p><span id="more-154"></span>Et j&#8217;ouvre le bal en annonçant une mauvaise nouvelle.<br />
Mon disque dur à moi a tout récemment décidé de se mettre en grève et me l&#8217;a fait comprendre de la plus lâche manière qui soit&#8230; Résultat, je me trouves devant un coffre fort dont je sais qu&#8217;il contient des richesses mais dont on a égaré la clef. Et bien sûr, pas moyen de le forcer. Mais un espoir est permis. Comme il est possible de faire un double d&#8217;une clef, on m&#8217;a laissé entendre qu&#8217;il suffirait de changer la carte mère du DD avec un carte du même modèle pour pouvoir récupérer mes données et repartir à zéro. &laquo;&nbsp;Il suffirait&nbsp;&raquo;&#8230; C&#8217;est donc affaire de patience pour trouver le même modèle.</p>
<p>Sinon, la vie suit son cours, avec des lectures, des chroniques sur Biblioblog et Elbakin.net, des rencontres et des découvertes&#8230; Bref, plein de choses pour lesquels il faut passer du temps mais qui font des souvenirs et qui alimentent mes passions <img src='http://coeurdechene.unblog.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>En attendant de vous retrouver dans ces pages, je vous souhaite un très bon été, beaucoup de plaisir avec le beau temps (trop beau et trop chaud ???) retrouvé après ces presque neuf mois d&#8217;hiver et à bientôt pour de nouvelles chroniques et textes !</p>
<p>Bonne lecture <img src='http://coeurdechene.unblog.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Bonjour et bienvenue !</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 18:32:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>coeurdechene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Edito 09.07.2010 &#171;&#160;Depuis le temps que je patiente dans cette chambre noire&#8230;&#160;&#187; Ainsi se lamentait ce blog, attendant patiemment son retour à la lumière. Après quelques semaines (hein ? des mois ? déjà ???) de mort clinique, le voici qui revient ! Vous avez été nombreux à demander sa résurrection, c&#8217;est donc avec plaisir que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Edito 09.07.2010</b></p>
<p>&laquo;&nbsp;Depuis le temps que je patiente dans cette chambre noire&#8230;&nbsp;&raquo;<br />
Ainsi se lamentait ce blog, attendant patiemment son retour à la lumière.<br />
Après quelques semaines (hein ? des mois ? déjà ???) de mort clinique, le voici qui revient !<br />
Vous avez été nombreux à demander sa résurrection, c&#8217;est donc avec plaisir que je cède.</p>
<p>Très bientôt, les premiers nouveaux articles et je vais certainement pouvoir vous trouver quelques surprises à partager <img src='http://coeurdechene.unblog.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><img src="http://www.canalblog.com/profilepics/1/7/171538.jpg" align="right" border="0" width="118" height="150" hspace="100" alt="Bonjour et bienvenue ! 171538" /></p>
<p>Le Nain</p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
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